Le Sautraile

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Le mode de déplacement utilisé par le «sauteraile» est issu d’un concept combinant mutations et prothèses. Le système repose d’abord sur l’amélioration du rapport poids-puissance de l’homme obtenu par des mutations contrôlées, tout comme les oiseaux : ils se sont dotés d’os creux aussi résistants et bien plus légers que les os pleins. De plus, on utilise un exo-squelette muni de puissants ressorts. Un homme peut se déplacer sans peine à bicyclette à une vitesse d’environ 30 km/h, mais il ne peut courir à la même vitesse et aussi longtemps, sans se fatiguer davantage. En fait, le cycliste utilise la totalité de son énergie musculaire dans son déplacement. A l’inverse, au moment de la course, le coureur utilise une grande partie de sa force pour freiner le poids de son corps quand il retombe sur le sol. Les prothèses visent à réutiliser toutes les forces produites par chaque saut. L’énergie emmagasinée dans les ressorts lors de la réception du saut est restituée pour créer un nouvel élan. Les mouvements sont améliorés par des ailes qui permettent de prendre appui sur l’air et d’augmenter la distance des sauts. Certaines de ces ailes, gonflées à l’hélium, peuvent aussi servir de protections, faisant office d’airbag. A la faveur de ces évolutions, les déplacements sont devenus une sorte de danse et offrent aux hommes un nouveau mode d’expression. Chacun se pare de couleurs, voiles et plumes, s’exprime et s’épanouit dans le mouvement qui est à la fois une manière de plaire, d’exprimer ses envies, d’afficher son comportement d’artiste et d’entrer en contact avec autrui.

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