Présentation de Luc Schuiten

 

Photo AC Labrique 2bis« Le paysage urbain a un passé, un présent et un futur qui est parfaitement perceptible à l’observateur attentif. C’est ce que je tente de montrer dans mes tableaux en intégrant la 4ème dimension dans le champ d’un cadre limité à 2 dimensions. Par cette façon de procéder j’invite les gens à entrer dans mes œuvres pour mieux percevoir les mutations en cours et les vrais enjeux d’un monde nouveau à bâtir. »

Depuis près de 40 ans, l’architecte Luc Schuiten cherche inlassablement des solutions alternatives à la dégradation de l’environnement et à l’architecture objet de design, banalement mondiale. S’affranchissant des lignes rigides ou traditionnelles de la construction, il tente de gérer différemment les matériaux et les techniques, axe sa recherche sur des maisons bioclimatiques, rêve d’habitarbres ; ces logements organiques en osmose avec le végétal. Pour les chancres urbains, il construit des jardins verticaux issus du même imaginaire poétique. Au fil des années, cet architecte atypique dessine une multitude de projets animés par le souci d’autres choix de vie. Cette manière de penser donne forme à une nouvelle architecture basée sur une vision poétique où l’invention et la relation avec la nature occupent une place prépondérante. Mais c’est surtout dans ses visions utopiques d’une architecture futuriste qu’il va donner toute la force de son expression créatrice et imaginative, par ses propositions de villes construites uniquement avec des matériaux vivants. Pour définir ces nouveaux lieux de vie liés à une autre hiérarchie des valeurs, il crée le néologisme de l’archiborescence. Comme pour son frère François, dont il a été le scénariste et l’auteur d’architectures imaginaires, le dessin est un outil d’exploration des possibilités à venir.

Luc Schuiten est responsable de l’Atelier d’Architecture Schuiten sprl et le Président de l’asbl VEGETAL CITY. Il est membre fondateur de Biomimicry Europa et de l’ASBL Archi Human. Il communique sa vision du monde par des affiches, des conférences, des livres et des expositions dont il réalise toujours les scénographies.

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Luc en quelques dates

1944 Janvier : naissance à Bruxelles.

1967 Diplôme d’architecture de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

1976 Début des études de l’archiborescence : auto construction de la maison autonome et écologique Oréjona dans la périphérie de Bruxelles.

1977 Premier projet des habitarbres.

1980 Première cité archiborescente dans la bande dessinée Carapaces en collaboration avec François Schuiten.

1999 Sortie du porte folio : Evolution d’une rue de 1850 à 2150.

2006 Novembre : sortie du livre Archiborescence .

2010 Exposition à Lyon sur 4.000 m2 à la Sucrière.

2012 Plantation des premiers arbres d’une cité végétale à Arte Sella en Italie.

2015 Exposition METAMORFOSIA à la Fondation Folon à La Hulpe: succès mitigé, accueilli par une presse très critique : « Un mélange peu crédible de bande dessinée, d’écologie, d’architecture, d’urbanisme futuriste… ».

2018 Réalisation d’une première maison archiborescente expérimentale pour l’architecte et sa famille.

2021 Réalisation d’un premier aérium pour le vol d’engins à ailes battantes.

2035 Mort accidentelle de L.S. lors d’un vol d’essai en ornithoplane à ailes battantes..

2040 Suite aux multiples catastrophes climatiques et environnementales des années 2038, redécouverte de l’archiborescence et décision de l’ONU d’inscrire en priorité la poursuite des recherches entreprises naguère par L.S pour la sauvegarde de la planète.

2055 Première cité archiborescente : modèle archaïque de piètre performance ; elle sera abandonnée cinq ans plus tard.

2062 Mise au point de la première vraie cité archiborescente aujourd’hui encore en fonction au Danemark.

2097 Inauguration de la première cité tressée à Bruxelles à l’emplacement d’une ancienne usine d’assemblage de voitures.

Quelques citations de Luc

«  L’année 2100; Je vous parle de l’époque où développement durable sera devenu un pléonasme ».

« Le changement arrivera de toute façon car il est impossible de continuer dans cette voie.
Il se fera malgré nous ou grâce à nous. Il nous faut choisir ! »

« Enfant, je rêvais d’habiter les arbres. Aujourd’hui par la force de l’imaginaire, j’habite une cité archiborescente et je reviens de moins en moins souvent par ici. Vous pouvez me croiser dans la rue, mais ne vous y trompez pas,
ce n’est qu’une apparence, Je suis ailleurs. Cette exposition est une invitation à voyager ensemble dans mon imaginaire ».

« Pour les gens qui veulent bâtir un modèle de société en croissance infinie sur une planète déjà surexploitée, le mot utopie signifie l’illusion d’un rêve impossible à réaliser qui ne s’applique pas à leurs projets.
Pour nous qui cherchons à construire un nouveau modèle de société durable, dans une symbiose avec notre environnement naturel, le mot utopie veux dire simplement, un possible qui n’a pas encore été expérimenté. »

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